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 Burning in the skies - Mihael [Fini]

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Mihael Travis

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Messages : 14
Date d'inscription : 15/12/2011

Fiche d'Habitant
Chambre:
Orientation Sexuelle : Hétérosexuel
Relations:

MessageSujet: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Ven 30 Déc - 18:20






Mihael Travis

☂Mihael Travis
☂ GROUPE: Are you crazy ?
☂ ÂGE: 18 à son arrivée dans l'Ailleurs, 19 désormais.
☂ ORIENTATION: Hétérosexuel, quoiqu'il s'amuse parfois à faire croire le contraire







DESCRIPTIONS

☂ PHYSIQUE:
On aperçoit de loin sa haute silhouette décharnée et vaguement voûtée, évoluant avec un mélange d’agilité et de raideur dans les couloirs de l’Ailleurs. On le reconnaît à ses cheveux d’un blanc tirant sur le gris pâle, rarement coiffés, toujours tombant mollement sur ses épaules et dans ses yeux, aussi dépourvus de forme que des spaghettis trop cuits. Encadré par cette masse de filins informes, son visage est d’une pâleur inquiétante, bien qu’il ne traduise rien d’autre qu’un albinisme sans gravité ni effets secondaires. Sa peau lisse et blanche paraît douce ou flasque, selon les jours et l’éclairage, et peu de gens peuvent se vanter d’avoir osé toucher pour vérifier laquelle des deux solutions est la bonne. Ses yeux carmins et légèrement globuleux lui donnent un air sauvage, voir malveillant, et lorsqu’il est transfiguré par la colère, tout son visage en devient presque bestial.
Mihael n’est pas beau, pas au sens des canons habituels de beauté, mais l’aura de danger et de mystère qui l’entoure, ainsi que son calme indifférent et son absence totale de limites lui confèrent un charme certain. Mihael n’est pas naturellement beau, et son comportement ne l’embellit en rien, il sait parfaitement que l’immoralité enlaidit, mais il compense par l’attraction du mystère et de l’excentricité, et un certain nombre de demoiselles en tombent, consciemment ou non, sous son charme. Mihael n’est beau ni à l’intérieur, ni à l’extérieur, alors vous comprendrez que cela le fait toujours rire aux éclats de voir que quelqu’un puisse, sincèrement, s’intéresser à son horrible personne.


☂ MORALE:
Lorsqu’il est arrivé dans l’Ailleurs et qu’il a remarqué que la plupart de ses habitants –du moins ceux dotés d’un minimum de bon sens- l’évitaient comme la peste, Mihael s’est retenu de ricaner en voyant à quel point des inconnus, ou simples vagues connaissances, étaient capable de deviner instinctivement sa nature profonde.
Mihael fait peur. C’est un fait indéniable. Même lorsqu’il ne fait rien de particulièrement effrayant, Mihael vous pétrifie par sa simple présence qui évoque automatiquement celle d’une chien enragé.
Pourtant, Mihael ne vous sautera pas dessus pour vous découper en rondelles, il n’a rien du psychopathe de base, cruel et pervers.
Mihael peut même s’avérer un garçon tout à fait charmant, original et intéressant, pourvu que vous oubliiez ce que cette attitude badine peut cacher.
Peut-être que ce qui fait le plus peur aux gens, au fond, c’est cette façon qu’il a de percer à jour avec une facilité déconcertante même les mentalités les plus tordues -il faut dire que de ce côté, il est difficile d’égaler sa propre complexité psychologique. Mihael est trop intelligent pour le commun des mortels, ou simplement trop intuitif. Ça ne le sert pas vraiment question sociabilité, mais il s’en contrefout. Bien qu’il soit parfaitement à l’aise en société, il préfère une solitude durable à une foule en délire. Et de toute façon, ses sarcasmes quasi-constants ont tendance à l’exclure naturellement de toute ébauche de société. Peu de gens apprécient qu’on se foute de leur gueule en permanence, surtout quand la facilité et l’éloquence avec laquelle il met en forme son cynisme naturel leur fait sentir à quel point ils sont intellectuellement inférieurs.
Faute de mieux à faire, lorsque la solitude devient lassante, Mihael s’amuse des autres. Parfois, une simple observation de quelques spécimens particulièrement distrayants suffisent, parfois, il faut qu’il y mette son grain de sel, activité à laquelle il s’adonne avec enthousiasme. Tenter de se jouer dans gens comme il jouerait d’un piano est une source inépuisable d’intérêt, et se régaler de leurs réactions variées une fois que les malheureux réalisent qu’il s’est, une fois de plus, foutu ouvertement d’eux, le contente largement assez pour apprécier cette étrange vie dans l’Ailleurs. Évidemment, il ne gagne jamais à tous les coups, ce qui a le don de l’horripiler. Quand on a l’intime conviction d’être plus doué que la moyenne, on supporte difficilement de se prendre une défaite cuisante en plein visage. Mihael est rancunier, et plus tenace qu’un chewing-gum dans vos cheveux. Raison pour laquelle, au final, ses adversaires ne sont pas si nombreux. De même que les rares meneurs qui on tenté de dompter le jeune homme ont cessé leurs tentatives très rapidement, lorsqu'ils ont réalisé que le meilleur moyen de se mettre Mihael à dos, de faire en sorte qu'il vous voue une haine féroce, était de vouloir lui imposer des règles. Mihael a peu de principes, mais la liberté parfaite et irrépressible en fait partie intégrante.

Mihael réfléchit sûrement beaucoup trop pour son bien, ce qui l’amène régulièrement à se perdre dans ses pensées. Cela peut durer des heures durant lesquelles il reste quasi-statique, dans une position quelconque, le regard vide. Il pense, imagine, raisonne, philosophe à sa manière, rêve… Et parfois, il se souvient. Cela arrive durant ses périodes de réflexion, mais aussi parfois n’importe quand, n’importe où, sans crier gare. Les gens pensent seulement qu’il est extrêmement lunatique lorsqu’ils le voient brusquement s’enflammer sans raison, ou passer d’un amusement sincère à une morosité vaguement hargneuse. Peu connaissent son passé, même si beaucoup spéculent à ce sujet, imaginant des histoires toutes plus sordides les unes que les autres. Selon les dires, Mihael est un échappé d’un asile pour mineur, un ancien taulard, un tueur en série égalant par son ingéniosité Jack l’éventreur, un gourou dirigeant une secte basée sur le culte du feu, voire un détraqué sexuel (WTF ?).
Mihael prend un main plaisir à justifier tantôt l’une, tantôt l’autre des rumeurs, sans jamais lâcher, volontairement du moins, la moindre pièce véridique d’information.
Quant à sa manie de virevolter d’une demoiselle curieuse et avide de s’approcher de cet étrange garçon, à une autre, quoi qu’on puisse en dire, elle n’a rien de plus malsain que celle d’un ordinaire coureur de jupon, si ce n’est que Mihael a plus pour motif de tromper l’ennui et de jouer avec ces filles plutôt que d’afficher fièrement son palmarès comme certains Don Juan de base.
Contrairement à sa fascination pour le feu qui, elle, est tout à fait malsaine, et absolument incontrôlée. C’est une des rares vérités parmi les rumeurs qui galopent au sein de l’Ailleurs : Mihael, loin d’être un tueur psychopathe, est véritablement pyromane, et ceux qui l’approchent de trop près finissent irrémédiablement par se brûler les doigts, au sens figuré, ou pas. (D’ailleurs, et excusez-moi pour le hors-sujet, mais ceci a inspiré une nouvelle expression au sein de l’Ailleurs, à savoir « jamais de fumée sans Mihael »…).

Mihael tient probablement une bonne couche d'insanité, doublée d'une absence totale de morale, d'un cynisme insupportable et d'une propension démesurée à la destruction, mais Mihael est aussi ce garçon excentrique et indolent, capable malgré ses innombrables travers d'être d'une compagnie agréable (quoi qu’éphémère) et distrayante.
Mihael est un puzzle affreusement complexe et totalement tordu, mais infiniment fascinant.







HISTOIRE


Tu n’as jamais connu la solitude, c’est sûrement pour ça que c’est si dur, maintenant. Dès les premiers instants de ta vie, vous étiez déjà deux. Avant même de savoir parler, vous vous compreniez déjà. Vous avez appris à marcher ensemble, en vous appuyant l’un sur l’autre, c’était drôle et adorablement cliché. Vous partagiez tout, des gènes en passant par le physique et les jouets. Tout le monde s’extasiait devant votre extraordinaire ressemblance et s’attendrissait de vous voir si proche. Il faut dire que vos rares disputes se résolvaient systématiquement d’elle-même… Vous aviez tout pour être heureux : un frère jumeau inséparable, des parents aimants et attentionnés, une aisance matérielle. C’était niais mais tellement confortable. C’était la vie en rose, l’avant.

Ça a basculé tellement vite, il t’a fallu plusieurs jours pour tout assimiler, même si tu avais compris l’essentiel depuis la première seconde.
Vous aviez neuf ans, et l’esprit rempli de rêves d’indépendance. On vous avait autorisé à sortir seul dans le quartier, de quoi vous occuper pendant quelques temps. Au bout de deux semaines, vous tourniez en rond, alors pour y remédier, vous aviez inventé un nouveau jeu : l’exploration en solitaire. C’était nouveau, pour vous, de vous séparer ainsi. C’était angoissant et excitant, vous y aviez pris goût, à petite dose. Cela vous procurait un intense sentiment d’autonomie, mêlée de cette impression de pouvoir tout faire, absolument tout.
C’était Elijah qui avait cédé le premier. Il avait dépassé les limites imposées, était revenu les joues rouges d’excitation, une lueur de triomphe dans le regard. Tu avais suivi, tout naturellement. Pendant près de deux mois, vous aviez ainsi transgressé les règles parentales en toute impunité, allant un peu plus loin chaque jour.
La dernière fois fût un mercredi. Pour une fois, tu étais arrivé le premier au point de rendez-vous, ça t’avait fait plaisir, sans que tu ne saches vraiment pourquoi. Le truc, c’est que déjà à l’époque, la patience n’était pas ton point fort. Au bout d’une dizaine de minutes, tu avais décidé d’aller à sa rencontre. Tu avais traversé une rue, deux, trois, sans apercevoir la silhouette si familière de ton double. Mais ça ne t’avait pas inquiété, Elijah pouvait être tellement négligent. Il avait sûrement oublié le rendez-vous pour rentrer directement à la maison…

L’alerte ne fût donnée qu’une heure plus tard, après que le quartier et ceux avoisinants aient été fouillés de fond en comble par vos parents.
Mais trois longues journées d’une attente infernale furent nécessaires avant que le verdict ne tombe.
Tu t’en souviens comme si c’était hier. Les policiers étaient arrivés, la mine grave, ta mère avait éclaté en sanglot, ton père aussi, et on t’avait prestement intimé d’aller « jouer dans ta chambre », comme si tu avais le cœur à ça. Le choc avait mis un certain temps à arriver, mais désormais tu te souviens clairement que la simple vision des forces de l’ordre t’avais enlevé l’espoir que tu nourrissais, parce que malgré tes neufs ans et tes jeux enfantins, tu avais toujours été doté d’une sagacité particulièrement précoce.
Était-ce par curiosité, ou déjà pour attiser ta culpabilité que tu étais ressorti de ta chambre pour écouter du palier le rapport des policiers ?
Tu avais reçu les mots comme des coups de couteau. Viol. Meurtre. Souffrance. Peur… Autant de mots violents que de coups qu’Elijah avait reçu avant de mourir.
Ce joli « vous » n’existait plus. Disparu les gamins insouciants, une part de Mihael était morte avait Elijah. Ne restait plus pour le survivant qu’un « tu » amer, à la saveur de violence et de haine.


***

- Je sors.
- C’est hors de question.

Mihael hausse les sourcils, mi-narquois, mi-contrarié.

- Et pourquoi ça ?
- Tu traînes beaucoup trop. Au début, on a laissé couler parce que étant donné…

Son père s’arrête au milieu de sa phrase, un éclair de détresse dans les yeux, cherchant désespérément les mots justes. Son fils ne se fait pas prier pour lui prêter les siens.

- Parce que vu l’instabilité et la dégénérescence récente de votre dernier fils restant, vous n’avez pas osé le perturber plus encore avec votre autorité mal placée ?

L’expression du père passe du malaise à la stupeur, avant de virer à la tristesse profonde, ce sentiment engluant et étouffant que Mihael lit tous les jours sur le visage de ses parents depuis un an.

- Non, s’il te plaît, Mihael, ne déforme pas mes propos, c’est juste que… que l’on s’inquiète, tu peux comprendre ça, non ?

Bien sûr qu’il peut comprendre. Mihael est intelligent, sûrement trop pour que ses parents puisse le gérer. Il a cerné avec une clairvoyance inquiétante leur état d’esprit. Et ce qu’il voit l’insupporte, le dégoûte. Il a horreur de ce deuil constant mais silencieux, de ce chagrin discret mais omniprésent, de cette autorité fluctuante, et surtout de cette terreur qui marque le moindre trait de leurs visages. En un an, Mihael est déjà passé par toutes les étapes de la dépression, et la rage, la haine et le mépris ont depuis longtemps pris la place de la tristesse qui accable encore ses parents. Il les dénigre d’être aussi faible. Il peut comprendre, mais il ne veut pas.

- Oui, tout à fait. Après toute la négligence dont vous avez fait preuve ces derniers mois, vous venez d’avoir une poussée de bon sens et vous avez réalisé que vous pourriez très bien perdre le second de la même façon que le premier. Mais vous savez, ça se remplace, des enfants. Il y en a même à foison dans des orphelinats au Darfour, si vous voulez, je peux commencer à me renseigner sur les procédures d’adop…

- Tais-toi !

L’injonction stoppe net le flot de venin du garçon, mais le mal est fait, il le sait très bien. Il a touché le point sensible, a remué sans égard le couteau dans la plaie déjà boursouflée qui gangrène leur famille incomplète. Il voit son père chanceler sous le coup de ses paroles, sa mère s’effondrer une fois de plus, des sanglots silencieux secouant son corps maigri et asséché par le trop plein de larmes versées. Mais le pire, c’est que ses propres mots le brûlent. Ils attisent autant la culpabilité de ses parents que la sienne. Une étincelle de violence s’allume dans les yeux du garçon.

- Mihael… La voix de son père tremble, puis se raffermit. Nous ne tolérerons plus tes écarts. Monte dans ta chambre. Tu es privé de sortie jusqu’à nouvel ordre. Et demain, il est hors de question que tu arrives en retard à l’école.

C’est l’explosion. Un fracas de verre brisé, quelques gouttes de sang. Miheal jette à peine un regard au vase qu’il vient de jeter au sol, s’entaillant légèrement la main par la même occasion. Il a une terrible, monstrueuse envie de détruire. Il hurle :
- Vous êtes tellement pathétiques ! A essayer de jouer la parents modèles alors que vous passez vos journées à faire les loques et à pleurnicher ! Alors que vous n’avez même pas été foutu de le protéger ! C’était votre rôle ! Pas le mien ! C’est de votre faute ! Pas de la mienne…

Il a beau brailler et jouer les adolescents froids, Mihael a 10 ans, et il ne peut empêcher les larmes de lui brouiller la vue. Avec un dernier cri de rage et de frustration mêlées, il donne un coup dans le cadre retourné sur le buffet. Le verre éclate, la photo reste au sol. A travers les bris de glace, on peut encore voir les deux jumeaux sourire.
Les trois membre de la famille ont un mouvement de recul devant cette vision du bonheur, tellement décalée, tellement irréelle. Mihael cède le premier, cours se réfugier dans sa chambre, pour échapper aux souvenirs insupportables, qui ne lui rappelle que trop tout ce qu’il a perdu il y a un an.

***


- Mihael !

Le garçon ignore l’appel de sa mère, passe rapidement devant elle, atteint la porte. Où son père lui barre le chemin avec une assurance feinte. Un sourire dégoulinant de mépris s’affiche sur la visage du fils, le père ne tressaille plus, il a l’habitude.

- Nous avons reçu une lettre de l’école.

Mihael hausse les épaules, sans même chercher la provocation. Il se fout réellement de sa scolarité. Rien n’a vraiment d’importance, maintenant.

- Tu n’y a pas mis les pieds depuis une semaine.
- Ouais.
- C’est la dernière fois que ça se produit, c’est compris ?

Un rire acide s’échappe des lèvres du garçon.

- C’est compris, mais c’est loin de s’appliquer.
- A quoi est-ce que tu passes tes journées, bon sang, si tu n’es pas en cours.

Le regard du garçon devient lointain. A quoi est-ce qu’il passes ses journées ?
Ses journées sont faites de solitude et de silence, de réflexion nébuleuses et destructrices. Il passe des heures à errer sans but précis, le corps lent tandis que son esprit s’emballe. Il se repasse les divers scénarios qui auraient pu arriver, et tous sont préférables à celui qui correspond à sa réalité. Mihael en arrive toujours à la même conclusion : il aurait préféré être la victime plutôt que le survivant. Il aurait voulu prendre la place d’Elijah plutôt que de subir quotidiennement la morsure des souvenirs et de la culpabilité. Alors c’est simple, tu n’as qu’à le rejoindre, lui murmure une petite voix à l’oreille. Oui, ça a l’air simple. Mais il n’y arrive pas. Il aurait voulu mourir à la place de son frère, mais il n’arrive pas à se résoudre à le faire maintenant. Et il se dégoûte d’être aussi faible.
Ses journées sont faites de longues heures de dépression entrecoupées de phases de sommeil, n’importe où, sur un banc, contre un mur. Mihael ne veut pas mourir, mais il n’a pas envie de vivre. Il voudrait juste pouvoir dormir paisiblement, d’un sommeil sans rêves et sans fin. Ce serait tellement plus doux que cette vie creuse, tellement plus facile que ces confrontations quotidiennes qui l’épuisent et le lassent, mais qu’il continue à alimenter, par orgueil et ressentiment.
Mais évidemment, il ne peut pas dire ça. Alors il se contente d’une réponse peu originale et sans saveur :

- Fait pas semblant de t’inquiéter. Je sais très bien que tu n’en as rien à foutre. Ça n’a aucune importance. Rien n’a d’importance.

- Mais écoute-toi parler, Mihael ! On dirait que tu… que tu te fous de tout. Ce n’est pas ce qu’un enfant de 11 ans, presque 12, devrait être. Ce n’est pas ce qu’Elijah aurait voulu…
- LA FERME !

Le père sursaute, recule instinctivement devant toute la violence projetée dans ces deux petits mots. Avant, la colère couvait pendant de longues minutes avant d’exploser. Désormais, Mihael est imprévisible, et sa rage aussi destructive qu’éphémère.

- Comment oses-tu parler de mon frère comme s’il était encore vivant, comme s’il pouvait encore nous voir ?! Tu ne sais rien de ses sentiments, mais tu les utilises quand-même lâchement pour essayer de me contrôler. Tu n’es qu’un sale minable, tu devrais être capable e t’occuper de ton fils sans avoir besoin d’invoquer son jumeau qui est MORT, je te rappelle ! Et mort A CAUSE DE VOUS ! Tu dis qu’il n’aurait pas voulu ça, tu veux que je changes ? Tu voudrais quoi, que je sois gentil, obéissant et heureux comme avant ?! Que je fasse comme si mon frère n’avait pas été assassiné par un taré ? Tu voudrais que j’oublie ça ? TU N’ES QU’UN SALE CONNARD ! Moi, je n’oublierai pas Elijah, et je ne lui ferai jamais l’insulte d’être heureux sans lui !

La porte claque violemment. Mihael court pour échapper à cette maison qui l’étouffe et pour oublier cette discussion, comme il a essayé d’oublier les précédentes, sans succès. Pourtant, il se sent un peu mieux. Blesser les autres allège parfois son propre fardeau, même si il l’alourdit tout aussi souvent. Il ferme les yeux, inspire profondément. Œil pour œil, dent pour dent. Il paraît que ça marche, parfois. Et vu tout ce qu’il a subi, alors il a droit d’être mauvais, immensément mauvais.

***


- Attrape !

Mihael réceptionne habilement le petit objet que vient de lui lancer Aaron. Il jette un coup d’œil, et se fige instantanément, le souffle coupé. C’est un briquet, mais pas un de ces briquet basique en plastique coloré. Non celui-ci est recouvert d’une couche d’ambre, et les rebord sont en argent. Le soleil se reflète sur la pierre quasi-dorée, lui donnant une dimension presque surnaturelle. C’est un des plus bel objet qu’il ait jamais vu.
Son camarade ne manque pas de remarquer son admiration évidente devant sa trouvaille.

- Pas mal, hein ? se gausse-t-il avec un sourire suffisant. Mais tout seul, ça sert pas à grand-chose. Attend-moi là, je vais chercher les cigarettes dans la chambre de mon frère.

Mihael regarda Aaron s’éloigner, indifférent. Il n’appréciait pas spécialement ce garçon, mais sa présence ne le dérangeait pas non plus. C’est pour cette raison qu’il s’était rapproché de lui jusqu’à donner l’illusion d’une amitié. Depuis qu’il fréquentait à nouveau l’école avec une régularité admirable, de nombreux gamins avaient tenté de faire ami-ami avec lui, plus par curiosité qu’autre chose. Mihael fascinait, par son physique atypique, son intelligence acérée et surtout, son passé tragique. Peu se risquaient à le questionner à ce sujet, mais il savait parfaitement que dans son dos, les rumeurs se propageaient à bon train. Quelques mois auparavant, cela l’aurait mis dans une rage folle. Désormais, il ne ressentait qu’un agacement glacé à l’égard de ces enfants maladroitement cruels. Mais question cruauté, il était cent fois plus qualifié qu’eux.
Aaron prenait son temps, aussi pour passer le sien, Mihael appuyait distraitement sur l’activateur du briquet, faisant de temps à autre jaillir une petite flamme orangée.
Il n’avait pas spécialement envie d’essayer la cigarette, fumer n’avait aucun intérêt à ses yeux. Mais qui sait si ça ne le détendrait pas ? Mihael avait déjà envisagé la drogue pour oublier, mais tant qu’à faire, autant commencer par quelque chose de moins brutal.
Perdu dans ses pensées, il mit trente bonnes secondes à réaliser que l’odeur qui commençait à lui chatouiller le nez était celle du plastique grillé. Il baissa les yeux pour constater que l’affreuse moquette synthétique d’Aaron était désormais égayé d’un petit foyer naissant, probablement dû à son inattention avec le briquet.
A ce stade, le feu n’avait rien de dangereux, aussi le garçon se permit-il de contempler la flamme quelques instants. Ce qu’il n’avait pas vu, c’était la bombe insecticide traînant sur le sol à quelques centimètres de là, à moitié ouverte, une partie de son contenu ayant coulé sur la moquette. Il faut dire que la chambre se rapprochait plus du dépotoir qu’autre chose, et parmi les dizaines de tâches, c’était vraiment un coup du sort que la seule qui soit constituée d’un produit hautement inflammable se soit trouvé près du foyer.
Toujours est-il que en quelques secondes, la situation dégénéra.
Au contact de l’insecticide, les flammèches devinrent flammes, elles gagnèrent rapidement le lit et sa couverture en acryliques, puis s’attaquèrent à l’armature en plastique.
Ébahi, Mihael observa pendant quelques instants la chambre transformée en brasier. C’était d’une beauté indescriptible. Les rideaux laids à souhait devenaient splendides et grandioses une fois dévoré par le feu, le lit prenait des airs de baldaquin une fois entouré de flamme, et même le tas informe d’objets brisés traînant dans un coin semblait brusquement canonisé par ce déchaînement d’étincelles. C’était splendide, magnifique, indéfinissable de beauté. Et horriblement dangereux. Des étincelles pleins les yeux, Mihael prit la fuite en criant, feignant la peur alors qu’il jubilait intérieurement.
Il n’avait plus besoin de cigarettes ou de drogue. Il avait trouvé son échappatoire.


***

Dès la première lueur, il sent son cœur s’accélérer. Il suit avec fascination le chemin tortueux emprunté par la minuscule flamme, ce chemin qu’il a lui-même patiemment tracé d’un mince filet d’essence. Lorsqu’elle arrive au bout, Mihael retient son souffle. Une demi-seconde plus tard, il sent celui de l’explosion sur son visage, et la sensation de chaleur sur sa peau l’enivre plus que n’importe quelle drogue. L’incendie est désormais incontrôlable, les flammes lèchent le métal du vieil entrepôt, le dévorent lentement. Elles se meuvent avec une grâce exquise, plus souples et légères que la plus virtuose des danseuses. Leur lumière chaleureuse transforme les environs : autrefois sinistres, ils deviennent majestueux à la lueur dorée du brasier. Rendu euphorique par ce spectacle à couper le souffle, Mihael éclate d’un rire quasi-hystérique, mais tellement libérateur.
Brûler encore et encore devenait une obsession. C’était le plus grandiose et le plus noble des exutoires. A la chaleur des flammes, Mihael se sentait bien. Tant qu’il pourrait contempler ce spectacle, tout irait bien…

- Mihael ! Tu as vu à quelle heure tu rentres !
- Oui, oui, je sais. Désolée, Maman.

Une fois de plus, la mère en reste bouche-bée. Cela fait quelques semaines qu’une indifférence polie a remplacé la hargne destructrice, mais elle ne parvient toujours pas à s’y habituer. Un soupir, un sourire pâle :

- Tu devrais être plus prudent, Mihael, même si tu es suffisamment mature depuis longtemps. Et encore plus avec ces histoires d’incendies. Deux dans le même mois, ça commence à devenir louche. Je ne voudrais pas…
- Tu me l’as déjà dit un bon millier de fois, Maman. Je fais gaffe.

Elle approuve mollement d’un mouvement de tête, peu convaincue, mais malgré tout soulagée. Encore une soirée paisible, sans dispute, sans mots blessants.
Si cela pouvait continuer comme ça, alors elle serait heureuse.
Et c’est ce qui arriva.
Durant cinq ans, Mihael fut irréprochable, ou presque. Mises à parts les quelques frasques habituelles de tout adolescent qui se respecte, son attitude laissait à penser qu’il avait définitivement surmonté le traumatisme lié à la mort d’Elijah. Ses parents étaient comblés : un tel rétablissement, et surtout aussi soudain, était inespéré. Tout à leur soulagement, ils avaient bien remarqué l’étrange détachement de leur fils à leur égard, mais mettaient cela sur le compte de la froideur typique des adolescents envers leurs géniteurs. Mihael était tout ce qu’il y avait de plus normal. Point-barre.

En réalité, Mihael avait surtout compris que s’il voulait avoir la paix, sortir comme il voulait de chez lui et continuer en toute discrétion ses activités nocturnes, il avait tout intérêt à paraître irréprochable, quand bien même il s’enfonçait à la vitesse grand V dans la pyromanie.
Il était conscient que sa fascination démesurée pour le feu montrait tous les signes d’une réelle pathologie mentale, mais ça ne rendait la chose qu’encore plus excitante.
Quand le rire irrépressible face à un bâtiment dévoré par le flammes lui venait aux lèvres, il ne le retenait pas, mais se demandait sérieusement si il était cinglé, ou simplement beaucoup plus atypique que le reste de la population. Pouvait-on être fou et en avoir pleinement conscience ? Était-on réellement dépendant quand on s’adonnait à sa passion de son plein gré ?
Quand il rentrait au beau milieu de la nuit et qu’il voyait ses parents assis dans le salon, à scruter avec inquiétude l’horloge qui indiquait systématiquement plus de minuit, il savait qu’il aurait dû ressentir quelque chose à leur égard. De la gratitude, de la culpabilité, même de l’amour. Tout sauf ce vide étrange et ce vague sentiment d’avoir affaire à des étrangers.
Quand Mihael regardait le feu, il se demandait si son amour pour cet élément lui avait enlevé la capacité d’aimer les êtres vivants. Si il serait prêt à tout sacrifier pour pouvoir brûler, encore et toujours, brûler jusqu’à vivre dans un monde de cendres...



La réponse se présenta un matin d’hiver. Mihael s’était réveillé comme dans un état second. Il avait réalisé que sa vie en dehors du feu l’ennuyait, morne et parfaitement chronométrée, banale à en pleurer. Il avait réalisé qu’il détestait cette maison et qu’il n’aspirait chaque jour en se levant qu’à la quitter pour ne plus jamais y revenir. Il la détestait pour tout le chagrin qui tapissait encore ses murs 8 ans après les faits. Il la détestait pour les souvenirs qu’elle éveillait inconsciemment chez lui sans crier gare, certaine nuits, et qui le plongeaient dans des cauchemars suffocants. Il la détestait, tout simplement.
Mihael s’était réveillé avec son briquet dans la main et une monstrueuse envie de détruire.
Dans un état second, il avait soigneusement vidé les bidons d’essence qu’il gardait toujours au cas où aux quatre coins de la maison. D’un mouvement de somnambule, il avait activé son briquet, celui qu’il avait volé il y a longtemps de cela à Aaron. Il avait enflammé un vieux torchon avant de le laisser choir dans une flaque d’essence. Il avait renouvelé le geste à plusieurs reprises, dans plusieurs pièces de la maison, avant de sortir en courant, la gorge déjà irritée par les fumées naissantes.
Debout sur le trottoir, il avait contemplé, le regard presque fou, empli d’adoration, le feu exécuter son sinistre ravage. Et c’est là qu’il avait entendu les cris. Et c’est là qu’il s’était souvenu qu’il avait des parents. Lesquels étaient actuellement piégés dans les flammes qu’il avait lui-même fait naître.
La révélation lui coupa le souffle, son cœur s’accéléra. Pourtant, il resta immobile au milieu du trottoir, plus statique qu’une statue de glace.
Miahel aimait le feu pour sa dangerosité, son implacabilité, sa puissance infinie. Rien ne pouvait s’opposer au feu, d’égal à égal. Pour éteindre une quantité de feu, il en fallait au moins trois fois le volume d’eau. Le feu était libre, vorace, indomptable, destructeur, implacable, tout ce que le garçon aspirait à être pour ne plus jamais être blessé comme huit ans auparavant. C’est pour ça qu’il ne fit rien pour sauver ses parents. Ils appartenaient déjà au feu, et vouloir les en reprendre serait se mettre en péril inutilement : le feu n’était pas plus indulgent avec celui qui l’avait fait naître, car il n’appartenait à personne. C’était ainsi que Mihael voulait être. Et pour ça, il n’avait pas à être spécialement indulgent à l’égard de ses géniteurs.


***

Son père survécut, mais en ressortit brisé à jamais par l’impossibilité d’avoir pu sauver sa femme. Cet homme, bien que déchiré de toutes parts par la vie, restait pourtant d’une attention irréprochable à l’égard de son fils. Mihael voyait le visage marqué par les larmes de son père s’éclairer lorsqu’il s’approchait de lui, et il s’effrayait de la force que ce petit homme avait encore, même après avoir vécu deux drames consécutifs.
Le pire était quand il ébouriffait les cheveux du jeune homme, le regard empli de bonté, en lui répétant inlassablement
« ce n’est pas de te faute, Mihael, ce n’est pas de te faute. Il faut pas que ça te détruise, tu dois aller de l’avant, mon fils. Continue comme ça. »
Autrefois, ce discours niais empli de bonnes intentions l’aurait fait rire, de ce rire acide qui vrillait les oreilles de ses parents au moins une fois par jour. Là, il sentait un terrible froid lui envahir la poitrine, et approuvait vaguement, avant de s’éloigner le plus possible de cette gentillesse qui réussissait à lui arracher des pointes de culpabilité.
Car Mihael n’avait rien ressenti à l’annonce du décès de sa mère, si ce n’est une pointe de nostalgie et de soulagement. C’était encore un bout de souvenirs qui disparaissait, un morceau de cette ancienne vie trop sombre qui s’effritait. C’était sûrement mieux ainsi, elle n’avait jamais réussi à surmonter la mort d’Elijah. Elle ne souffrait plus.
Et pourtant, quand il regardait son père, Mihael avait l’impression d’avoir poussé la destruction trop loin, sans être capable de finir le travail jusqu’au bout. Et lorsqu’il ressentait l’immense confiance que son géniteur avait en lui, il se demandait si rien que le fait d’avouer qu’il avait lui-même incendié leur maison ne le tuerait pas sous le coup de la colère et de la déception mêlées.
Une année de doutes et de remords fluctuants passa ainsi, d’une lenteur exaspérante.


Cela arriva un matin d’hiver, semblable à celui où leur maison avait été réduite en cendres.
Mihael était réveillé depuis longtemps, et comme tous les matins, en posant les pieds sur le parquet usés de sa petite chambre, il avait croisée son reflet dans le miroir.
Mais ce jour-là, au lieu de détourner trop rapidement la tête comme il avait l’habitude de le faire, il avait été comme hypnotisé par le garçon maigre et pâle du miroir. Les yeux rivés sur le reflet de ses propres pupilles carmins, il s’était avancé, comme hypnotisé.
Il avait caressé distraitement la glace, parcourant son visage des yeux, une unique question tournoyant en boucle entre ses pensées confuses : était-il un monstre ?
Était-ce un reflet monstrueux qui s’inscrivait sur le miroir ? Son visage portait-il les stigmates du crime qu’il avait commis ? Pouvait-on qualifier de monstrueux cet acte quasi-passionnel, cette pulsion qui l’avait poussé à brûler inconsciemment sa propre mère ?
Plus il se perdait dans son propre visage, plus il se demandait ce qu’il pouvait encore attendre de la vie. Ce qu’il allait bien pouvoir faire sur cette terre. Ce qu’il allait bien pouvoir faire maintenant qu’il était un meurtrier. Qui allait bien pouvoir côtoyer Mihael le Monstre ?
Ce n’était pas de la culpabilité, juste une douloureuse prise de conscience que les gens comme lui n’avait aucune place dans cette société, si ce n’est incarcéré dans un asile. Mais si Mihael était fou, alors il l’était d’une façon différente des autres. Sa folie était géniale, et surtout consciente. Ce n’était pas de ces folies qui se règlent par l’enfermement. De toute façon, il ne voulait pas être enfermé. Dans un élan de désespoir, il avait fermé les yeux.
C’est là qu’il avait basculé. Appuyé contre le miroir, son support avait brusquement disparu, et avant qu’il n’ait pu se rétablir, il avait traversé la glace et plongé dans l’inconnu.
Lorsque, quelques heures plus tard, son père était venu s’enquérir de l’état de son fils, il n’avait trouvé qu’un lit défait et un miroir brisé…


***

« Bienvenue dans l’Ailleurs », indiquait aimablement le panneau en bois décrépi. Mihael cligna des yeux, sans que sa vision ne se modifie en quoi que ce soit. Bon. Il venait de passer à travers un miroir suite à un léger épisode de dépression, et voilà qu’il se retrouvait, après une chute interminable, dans une pièce poussiéreuse, visiblement à l’abandon, et pourvue d’un panneau charmant mais assez peu indicateur. Soit.
Il se releva, sans prêter attention à la poussière qui maculait ses vêtements, avisa une valise dans un coin, ne lui accorda pas un regard supplémentaire.
Il ignorait où il se trouvait, mais il avait cette impression, si légère, d’avoir quitté la Terre, et cela le remplissait d’une énergie nouvelle. Rien de tout ça n’était très scientifique, mais quelle importance ? Peut-être était-il mort, mais quelle importance ?
On lui donnait un nouveau départ, une nouvelle chance, et il avait son briquet dans sa poche. Tout allait donc pour le mieux.








Mystère et boule de gomme ♪

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☂ PRENOM: Secret défense.
☂ PSEUDO: Aucun en particulier
☂ ÂGE: 16 ans
☂ CODE: Validé par Bizareth; c'est avec plaisir que nous instruisons nos membres. (je me coucherai tellement moins bête ce soir, merci infiniment 8D)
☂ UN MOT : Je me suis inscrite il y a un petit bout de temps déjà, pour ne poster le début de ma fiche que maintenant. Je m'excuse pour le retard, je me suis simplement enregistrée sans réfléchir au fait que j'allais très peu avoir accès à mon ordi durant les semaines qui suivaient, d'où ma disparition jusqu'à aujourd'hui. J'espère que ce n'est pas gênant.
Oh, et puis. Si jamais je suis à côté de la plaque question respect du personnage, kickez-moi \o/ (ou si vous avez la flemme, vous pouvez aussi vous contenter de me dire gentiment -ou pas- "désolé, Machin, mais t'as rien compris au perso" /o/)
☂ AVEZ VOUS UN PARRAIN : Nope ♫










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Mihael Travis

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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Dim 1 Jan - 16:40

Excusez-moi du double post et bonne année, c'était juste pour signaler que j'ai terminé ma fiche ♫ (ça faisait partie des bonnes résolutions 2012, c'est fait! 8D).

Bon, l'histoire est démesurément longue parce que c'est ce que j'aime le plus dans les présa', le physique démesurément court parce que j'ai horreur de ça, et le caractère assez concis parce que la plupart de ses caractéristiques psychologiques sont mieux développées dans l'histoire, et que j'avais la flemme de me répéter (et j'ai pas mis de bannières parce que j'avais encore plus la flemme xD).
Cependant, je suis prête à étoffer ou modifier n'importe quoi à votre demande.
(et puis je me permet aussi, bien que ce soit assez malpoli, de demander si il existe toujours un autre prétendant pour Mihael? Juste pour savoir... :3)
Voilà, j'attends votre verdict! ^w^

EDIT : ah oui, j'ai aussi la sale manie de changer régulièrement de point de vue et de temps dans ma narration (surtout pour l'histoire...), mais c'est généralement volontaire, selon les différentes parties. M'enfin, je sais que ça déstabilise un peu, parfois, donc j'espère que ça ne vous gênera pas v__v

EDIT2 : Par curiosité, je me demandais si le contexte n'était pas un peu inspiré de la trilogie "L'Autre", de Pierre Bottero, qui met notamment en scène un espace assez semblable à l'Ailleurs? :3
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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Lun 2 Jan - 11:01

Soit le bienvenue sur Ailleurs ! =D
Je ne trouves pas ton histoire démesurément longue, dans le sens où je la trouve bien et qu'on ne s'ennuie pas en la lisant donc voilà ! =)
Et des prétendants pour ton Mihael, il va y en avoir ne t'en fais pas ! *désigne Genji et Sara, ou même encore Lyes /out/*
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Bizareth Da Cavaletti
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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Lun 2 Jan - 11:40


    Salut, on s'est déjà parlé par MP donc je ne te souhaite pas à nouveau la bienvenue. J'ai bien lu ta fiche mais je ne fais pas tout de suite mon commentaire car je voudrais comparer la tienne et celle de l'autre candidat potentiel. J'espère que tu pourras patienter et je te remercie de la rapidité dont tu as fais preuve pour terminer ta fiche.

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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Lun 2 Jan - 12:11


Genjiro, merciiiiii pour le compliment!(quelqu'un qui ne s'endort pas devant mes pavés! *O* Allélujah, je peux mourir en paix!) (et merci pour l'info, je vais me renseigner sur les prétendants é_è /PARPAING)

Bizareth > Évidemment que ça ne me gêne pas de patienter, c'est tout à fait normal! ^w^ (pour une fois que je termine rapidement une fiche, je ne vais pas aller râler parce que l'autre ne l'a pas finie en deux jours xD Il peut prendre son temps, hein, on est pas pressé ;) ).
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Bizareth Da Cavaletti
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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Mer 11 Jan - 21:47


    Désolé du retard, le second candidat pour Mihael Travis s'est désisté donc je suis tout à toi. J'ai relu ta fiche de fond en comble et ça m'a pris un peu de temps voilà le pourquoi du comment du retard. Je vais être simple et clair; j'adore. J'aime beaucoup ton style d'écriture, la manière dont tu t'es approprié le personnage. D'habitude je n'aime pas vraiment la construction à la seconde personne du singulier, mais c'est sûrement parce que je suis un vieux RPGiste puriste et rouillé. Cependant, dans ton contexte, elle ne m'a pas du tout gêné au contraire, j'ai beaucoup aimé. Je trouve que ça implique le lecteur comme un témoin; d'ailleurs avec ce "tu", tu aurais pu l'utiliser justement pour un témoin qui voyait la scène, je pense que ça aurait donné un bon impact mais ce n'est qu'une idée en l'air. Je trouve que tu as très bien dépeint les sentiments de Mihael face à ce qu'il a éprouvé, notamment la colère qui est très bien exploitée, en plus on sent bien l'inutilité des parents j'ai envie de dire, dans l'affaire. J'ai adoré la toute dernière phrase de ton récit qui laisse penser qu'il va totalement incendier l'Ailleurs, ça fait presque peur. Enfin bref, tout ce pavé pour te dire que tu colles parfaitement au personnage que j'avais imaginé et que j'aime beaucoup ta manière d'écrire. Au (très grand) plaisir de te croiser au détour d'un Rp, je valide ta fiche, te réserve le personnage et t'ajoute dans ton groupe. N'hésite pas à aller quémander une chambre et recenser ton avatar.

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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Mer 11 Jan - 22:01


Aucun problème pour ton soi-disant retard, vu mon pavé, je ne peux que compatir!
Je suis ravie que ma fiche t'ai plu, je craignais d'avoir trop interprété le personnage au point de le déformer quelque peu. Tes compliments me rassurent, et me font vraiment plaisir, merci! (quant à l'idée du témoin extérieur, je retiens; je n'y avais jamais pensé, mais c'est intéressant).
Je vais de ce pas m'occuper des formalités administratives! xD
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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Dim 15 Jan - 18:35

Bonchoooir !
En tant que membre indigne, je ne t'ai pas encore souhaité la bienvenue, alors, je me rattrape : Bieeeeenvenue ! ~~
Ca fait un bout de temps que j'ai lu ta fiche en fait, et j'attendais que tu sois validé pour y mettre ma petite touche. Mais Genji et Biza on tout dit *conséquences du retard*.
J'adore aussi... Et, fragile et sensible que je suis *aucuns commentaires 8D* j'ai été touchée par ton histoire et ton style. Alors, je te félicite, en plus de ta bienvenue.
*câlin* (< j'espère que tu aime les câlins, en tout cas, il faudra t'y habituer ~)
Bye bye, et n'hésite pas à faire un petit tour sur la CB, j'ai besoin de peuplade pour mes câlins *sort*, elle est chaleureuse ! °3°
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Mihael Travis

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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Dim 15 Jan - 21:23

Merciiiiiiiii pour ton accueil chaleureux et tes compliments! ♥
Mieux vaut tard que jamais, comme on dit, personnellement, en tant que véritable membre indigne, j'ai plutôt tendance à pencher vers le jamais xD (non, en fait, c'est surtout dû la flemme ^w^)
J'accepte volontiers les câlins, surtout de la part d'une si charmante demoiselle 8D
Quant à la CB, sujet épineuuuuuuux... *incurable asociale, faut pas chercher*
Je tenterai de combattre mon côté ours des cavernes, mais c'est pas gagné =.=
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Idealnie Povanovsky

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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Dim 15 Jan - 21:34

Que d'honneur mon brave !
Si cela peut t'aider, sache que je ne ferais que des câlins sur la CB, muhuhu ~
Passe une bonne soirée, en espérant te croiser au détour de la magnifique Chatbox o/
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Emilian L. Autiero
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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Lun 16 Jan - 18:45

Bienvenue Mihael ! \o/ colèrebrulanteu_u (<== Parce que le singe petite flamme est cool et que je voulais le mettre !) J'espère que tu te plairas parmi nous :D ! Enjoyyyyyy ! (Je n'ai pas lu ta fiche j'avoue, je le ferais promit, /PASTAPÉ/ ou plutôt /PASBRÛLÉ/ Bon ok je sors... u__u)

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MessageSujet: Re: Burning in the skies - Mihael [Fini]   Lun 16 Jan - 21:00

Merciiiiii! (ouais, c'est vrai qu'il a la classe, et puis tant qu'y a du feu ceylebien é_è)
En revanche, je suis outrée devant un tel manque de convention, franchement, comment quelqu'un, en voyant ma fiche de 10 pages, 5500 mots, dont les trois-quart de blabla pompeux et superflu mais que je met quand-même pour embêter les admins, hinhinhin peut-il seulement résister à la tentation de se jeter dessus? 8DDD
Ma vengeance sera terrible! Surveille tes slips, ça brûle particulièrement bien et leur absence se fait vite ressentir, héhéhé/TRAIN
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Burning in the skies - Mihael [Fini]

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